Thales Alenia Space prépare la nouvelle génération de navigation par satellite

Face aux besoins croissants en matière de géolocalisation de précision, les systèmes spatiaux de navigation tels que Galileo nécessitent d’être complétés par des satellites multifréquences en orbite basse : c’est l’objectif du programme Celeste, pour lequel un satellite construit par le constructeur cannois vient d’être lancé.

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Un jalon majeur qui préfigure le système européen de navigation par satellite de prochaine génération, plus précis en matière de géolocalisation : c’est ce que représentent deux satellites, dont IOD-2 construit par Thales Alenia Space, qui ont été lancés cette nuit à partir de la Nouvelle Zélande. Ces deux satellites entrés dans leur phase de mise à poste (LEOP) font partie intégrante de la mission de démonstration en orbite Celeste de l’Agence spatiale européenne (ESA). (Photo DR : un dessin de IOD-2 en orbite).

L'entrée dans la phase de démonstration

CubeSat de la taille d’une valise et d’une trentaine de kilos, IOD-2 aura pour rôle clé de valider la définition du système et de transmettre les premiers signaux, tout en dérisquant et en démontrant les technologies essentielles aux futurs satellites Celeste. C’est le coup d’envoi de la phase de démonstration en orbite de la mission Celeste de l’ESA. Cette première phase comprendra au total une constellation de 11 microsatellites en orbite basse, réalisés par deux maîtres d’œuvre européens, dont 5 satellites fournis par Thales Alenia Space. Cette mission vise à démontrer dans quelle mesure le LEO PNT (“Low Earth Orbit Precise Navigation Timing“) peut renforcer la résilience des services de navigation actuels et futurs en orbite moyenne et optimiser leurs performances de façon exponentielle. 

Dans le cadre de cette phase de démonstration, les quatre autres satellites IOD, développés par Thales Alenia Space, seront, quant à eux, plus volumineux que celui qui vient d’être lancé. Deux fois plus lourds, ils emporteront des charges utiles supplémentaires pour tester des signaux innovants sur de multiples bandes de fréquence et démontrer de nouvelles capacités de services. Une fois que la flotte de démonstration Celeste sera complète en orbite, grâce à d’autres lancements prévus dès cette année, l’ESA évaluera dans quelle mesure une couche de satellites de navigation en orbite basse (LEO) pourra compléter Galileo et d’autres systèmes de navigation en orbite moyenne (MEO).

Garantir une géolocalisation d'une précision centimétrique

Celeste doit démontrer comment une architecture multi-orbites sera à même de garantir une géolocalisation d’une précision centimétrique, une robustesse et une résistance aux brouillages et aux attaques par usurpation d’identité, ainsi qu’une faible latence (acquisition de signal ultra rapide), en conjonction, à terme, avec Galileo et d’autres systèmes de navigation par satellite.

La mission Celeste favorisera l’émergence de nouvelles applications, parmi lesquelles les véhicules à haut niveau d’autonomie (en offrant une couverture continue en zone urbaine dense), l’Internet des Objets (IoT), les systèmes aériens et maritimes sans pilote (UAS/MUS), de nouveaux services dans des environnements particulièrement exigeants susceptibles de dégrader la performance des systèmes actuels - tels que les canyons urbains, les zones de feuillage dense, les régions polaires et même les espaces intérieurs - ainsi que la synchronisation des réseaux de télécommunications 5G/6G terrestres.

“Face aux besoins croissants en matière de géolocalisation de précision, les systèmes spatiaux de navigation tels que Galileo nécessitent d’être complétés par des satellites multifréquences en orbite basse. Le programme Celeste de l’ESA représente une avancée majeure ouvrant la voie aux applications de demain requérant robustesse et intégrité, de même qu’à de nouvelles opportunités sur le marché de l’exportation” commente Hervé Derrey, Pdg de Thales Alenia Space.

 

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