Des durées de suspension du permis de conduire plus longues afin de lutter contre l’insécurité routière : c’est ce qu’a décidé le préfet des Alpes-Maritimes. Hugues Moutouh a instauré un nouveau barème qui vient alourdir les sanctions. La conduite en état d'ivresse ou sous stupéfiant, la vitesse et le téléphone au volant seront notamment plus durement sanctionnés. En 2024, 55 personnes sont mortes sur les routes azuréennes et 3 854 arrêtés de suspensions du permis de conduire ont été pris.
Le nouveau barème :
- consommations d'alcools excessives (minimum 6 mois jusqu'à 10 mois contre 2 mois minimum)
- état d'ivresse manifeste ou refus de soumettre (8 mois contre 6 mois)
- consommations de stupéfiants interdites (minimum 10 mois jusqu'à 11 mois, contre 6 mois)
- refus de soumettre sous consommation de stupéfiants (10 mois contre 6 mois)
- dépassement des vitesses autorisées (6 mois qu'importe la vitesse dépassée contre 4 mois minimum) ;
- conduite avec le téléphone au volant, couplée d'une infraction (3 mois qu'importe l'infraction caractérisée contre 1 mois minimum) ;
- refus d’obtempérer (12 mois) ;
- accident mortel ou corporel couplée d'une infraction au code de la route (12 mois)