Premier Bilan Carbone® OK pour les Jeux de Sophia

Quel est l’impact d’un grand événement sportif sur l'environnement. Le Sophia Club Entreprises, qui organise les Jeux de Sophia, a voulu le savoir et a engagé lors de son édition 2023 en juin, le premier Bilan Carbone® de l’événement en partenariat avec In Extenso Croissance. Un bilan jugé comme frugal en termes d’émissions de CO2, mais avec des pistes d’amélioration.

Jeux de Sophia

Il y a le sport, la convivialité, mais il ne faut pas oublier pour autant le respect de l’environnement, l’écoresponsabilité. Les Jeux de Sophia y tiennent. Pour l’édition 2023 qui s’est déroulée en juin, le Sophia Club Entreprises qui organise les jeux, le plus grand événement technopolitain, une collaboration “made in Sophia”’ inédite avait été engagée avec Noliju (vêtements de sport éco-responsables). La startup sophipolitaine a ainsi co-créé et fourni les 2.000 tee-shirts des jeux offerts aux participants. Un partenariat qui sera poursuivi lors des trois prochaines éditions.

On ne peut améliorer que ce que l'on mesure

Mais le SCE a voulu aussi connaître quel était l’impact des jeux qu’il organise depuis maintenant 30 ans. L’impact des quelque 40 épreuves sportives et ludiques qui ont rassemblé en juin près de dix mille participants, étudiants et professionnels de la technopole. Pour en avoir le coeur net, le club a engagé un partenariat avec In Extenso Innovation Croissance, dont le siège social est à Sophia Antipolis, afin de réaliser un Bilan Carbone®. Le premier bilan des Jeux de Sophia.

Suivant le principe que l’on ne peut améliorer que ce que l’on mesure, il s’agit de disposer d’une photographie des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) afin d’élaborer une démarche d’amélioration en connaissant mieux le potentiel de réduction d’émissions de GES et les leviers d’action.

Une empreinte globale de 40 tCO2eq. en 2023

Le résultat ? L’empreinte globale de l’événement est jaugée à 40 tCO2eq. en 2023. “Un chiffre qui ne veut pas dire grand-chose dans l’absolu  tant il est difficile (et inutile) de comparer les impacts d'évènements différents” commente Daniel Tawil-Jamault. Ce spécialiste précise cependant que cette valeur est à peu près “l’équivalent des émissions de CO2 émises par 4,5 français moyens sur un an”, un Français émettant en moyenne 9 tCO2eq/an.

Un premier bilan qui est jugé comme frugal en termes d’émissions de CO2, fruit de nombreuses actions entreprises depuis plusieurs années par les Jeux de Sophia avec notamment un recours très significatif à une mutualisation d’équipements existants sur le territoire.

Les déplacements, principal poste d'émissions

Les principaux postes d’émissions correspondent :

  • aux déplacements (participants et professionnels), soit 69 % des émissions avec 28 tCO2eq.,
  • aux intrants (achats services et consommables) , soit près de 31 % des émissions avec 12 tCO2eq.

Les émissions de GES 2023 se sont d'autre part élevées à 4,31 kgCO2eq. par participation et à 946 kgCO2eq. par épreuve.

Les pistes d'amélioration

Après le constat, comment réduire cette empreinte ? Les déplacements constituant le majeur impact dans le résultat global, les axes d’amélioration envisagés pour réduire l’impact des prochaines éditions des Jeux concernent logiquement ce secteur.

Ils visent par exemple à :

  • Mettre en place un "challenge pas",
  • Développer une plateforme de covoiturage pour mettre en lien les participants et ainsi limiter les voyages seuls en voiture,
  • Créer un partenariat de location de vélos pour les participants.

En regard de ce premier bilan, le programme sera mûrement réfléchi et sa mise en œuvre débutera dès 2024 pour des Jeux de Sophia encore plus écoresponsables.

 

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