Négocié à Nice en juin dernier lors du sommet mondial des océans, le traité historique pour la protection de la haute mer, a été officialisé hier à Nice. La ville a ainsi réuni samedi matin les représentants de la Communauté Internationale, et en particulier une partie des représentants des 81 signataires du Traité des Nations Unies, à l’occasion de sa date officielle d’entrée en vigueur. Cela signifie que désormais l'accord devenant juridiquement contraignant, les nations qui l'ont ratifié à ce jour (d’autres signataires sont attendus) s'engagent à l'intégrer dans leur législation nationale. Cet événement marque aussi une avancée majeure pour la gouvernance mondiale des océans.
Le traité des Nations unies sur la haute mer — dit accord BBNJ — vient en effet mettre fin à l’exploitation libre et non régulée des eaux internationales. Issu de la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan, organisée à Nice en juin 2025 et réunissant 175 pays, ce texte historique engage les États signataires à protéger collectivement la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales. Pour la première fois, la haute mer, qui représente près des deux tiers de la surface océanique mondiale, bénéficie d’un cadre juridique global, imposant des études d’impact environnemental et ouvrant la voie à la création de vastes sanctuaires marins. Reste à voir maintenant comment il sera appliqué.