
Après “Souviens-toi et pleure”, Laurence Genevet signe un deuxième roman qui confirme son installation dans l’univers du thriller. Publié aux Éditions Maïa, “Le vent souffle où il veut” s’inscrit dans la continuité d’une écriture à la fois raffinée et accessible, nourrie par le parcours professionnel de cette Niçoise passée par la presse quotidienne régionale, la communication et le conseil. Un ancrage qui irrigue ce nouveau livre, salué pour la qualité de son intrigue et la finesse de son style, au point d’être comparé par certains lecteurs enthousiastes à l’univers d’Agatha Christie.
Au cœur du roman, Olga de Sèvre, communicante brillante, voit son quotidien basculer lorsqu’elle se retrouve confrontée à une affaire trouble autour d’un dirigeant influent du secteur éolien. Avec ses associés, elle se retrouve entraînée dans une enquête complexe, faite de faux-semblants, de secrets soigneusement entretenus et de manipulations. Laurence Genevet déploie ainsi un suspense aux multiples ressorts, où se croisent ambitions industrielles, art de la communication, relations de pouvoir et zones d’ombre plus intimes, dans une atmosphère où l’humour affleure aussi par moments.
De Paris à Nice, en passant par le Lubéron et jusqu’à l’Inde, “Le vent souffle où il veut” entraîne le lecteur dans un voyage à la fois géographique et intérieur. L’auteure y compose un thriller contemporain qui joue autant sur les rebondissements que sur les ambiances, mêlant réalisme du monde médiatique et dimensions plus symboliques, voire spirituelles. Avec ce deuxième opus, Laurence Genevet confirme un vrai talent pour bâtir des intrigues denses et incarnées, et affirme un peu plus sa place parmi les voix régionales à suivre dans le roman à suspense.