L'Inria placé à la pointe du combat pour notre souveraineté numérique

Inria Sophia Extérieur

L'Inria bras armé de l'Etat pour la souveraineté numérique par la recherche et l'innovation : c'est cette mission qui est réaffirmée et renforcée suite au lancement officiel, en début de semaine, d'Ambition Inria 2023, le projet Inria pour les trois ans à venir. Ce lancement, en présence de Frédérique Vidal, Ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, de Cédric O, Secrétaire d’état chargé du numérique et des principaux partenaires d’Inria au sein des écosystèmes académiques, entrepreneuriaux et industriels s'est conclu symboliquement par la signature du Contrat d’Objectifs et de Performance d’Inria avec l’État pour la période 2019-2023. (Photo © Inria / Photo C. Lebedinsky : une vue extérieure d'Inria Sophia, centre qui a été ouvert en 1984, peu après la naissance de la technopole.)

Un projet de rénovation complète du site d'Inria Sophia à près de 70 M€

Un COP qui ne devrait pas déplaire au centre Inria Sophia. Pour ce grand site Inria, moteur du numérique de la technopole, il vient confirmer une stratégie menée depuis des années en faveur des transferts de technologie et laisse augurer du succès d'un vaste plan de rénovation qui vient d'être peaufiné à hauteur de près de 70 millions d'euros dans le cadre du CPER (Contrat de plan Etat-Région).

"Nous n’aborderons aucun des défis de notre époque sans des connaissances et des technologies nouvelles", a rappelé Frédérique Vidal, ministre et ancienne présidente de l'Université azuréenne. "Outre les dispositifs pour encourager les nouvelles initiatives scientifiques, une priorité forte a été donnée à la création d’entreprises, notamment en facilitant les transferts technologiques et en soutenant l’émergence de start-ups. Ce nouveau contrat d’objectifs et de performance innovant d’INRIA est le fruit d’un dialogue rigoureux et approfondi. Il offre le cadre ambitieux dont nous avons besoin pour relever les défis de demain".

Sortir les recherches des laboratoires pour créer des champions de l'écomie digitale

Reconnu mondialement pour la qualité de sa recherche, l'Inria s'engage aussi à sortir ses recherches des laboratoires pour aider à la création de champions de l'économie digitale. Pour l'exemple, c'est ce qui est visé à travers le partenariat récemment signé avec la start-up sophipolitaine Teach on Mars autour de l'Intelligence Artificielle et des technologies de la connaissance.

Quatre axes stratégiques ont aussi été définis et donnent la priorité à l"impact. Le premier tient dans la construction d'un leadership technologique. Inria fait le choix d’assumer des priorités scientifiques à la fois dans le cœur du numérique, dans la sécurité numérique, dans l’intelligence artificielle, dans l’informatique quantique, et de répondre aux grands défis allant de la médecine personnalisée à l’agriculture de précision, en passant par la réduction de l’empreinte énergétique du numérique.

Dans ce cadre, Inria renforce son modèle organisationnel unique, celui d’équipes-projets avec des feuilles de route de recherche et d’innovation, agiles et focalisées, propices à la prise de risque, à l’interdisciplinarité et au développement logiciel, engagées dans des partenariats, et le met à disposition de ses partenaires, grandes universités de recherche ou organismes comme le CNRS.

Création du Inria Startup Studio

Second axe : l'impact économique dans les territoires avec la volonté de donner la priorité aux entreprises qui créent des emplois en France, à travers des partenariats bilatéraux et des équipes-projets conjointes. Au travers de son partenariat avec Bpifrance, l'ambition est de passer à l’échelle pour l’entrepreneuriat technologique avec la cible de 100 projets de startups Deeptech numériques par an en 2023. Au cœur de ce dispositif, la création du Inria Startup Studio pour le codesign des projets entrepreneuriaux adossés à la recherche publique dans le numérique, un dispositif ancré dans les grands campus universitaires de recherche sur lesquels Inria est présent.

Troisième axe : renforcer l’apport aux politiques publiques (coordination du Plan IA, secteur Sécurité-Défense, régulation numérique…). Et quatrième axe : être au service du développement des grandes universités de recherche. Autant d'axes de travail autour d'une ambition globale qui vont conduire Inria a se transformer.

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