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Bras de fer politique autour du budget 2026 des Alpes-Maritimes

Bras de fer politique autour du budget 2026 des Alpes-Maritimes

Arrêté à 1,65 milliard d’euros, le budget 2026 du Département a été adopté en décembre lors de la dernière séance plénière de l’année, sans hausse d’impôts, dans un climat politique survolté à l’approche des municipales de mars 2026.

A l’approche des municipales de mars 2026, c’était évidemment à craindre : présenté en décembre dernier lors de la dernière séance plénière de l’année, le budget du Département des Alpes-Maritimes a fait l’objet de vifs débats entre les groupes estrosistes et ciottistes de l’assemblée et a été marqué par une opposition frontale de certains élus. Finalement adopté, ce budget 2026, arrêté à 1,65 milliard d’euros, se trouve en hausse d’environ 60 millions d’euros par rapport à 2025. Il a été présenté par l’exécutif départemental comme “responsable et ambitieux”, sans augmentation de la fiscalité, malgré un contexte national qualifié d’instable. (Photo DR : l'hémicycle départemental).

Sur le plan financier, la majorité met en avant un niveau d’investissement élevé de 245 millions d’euros, en progression de 15 millions d’euros sur un an, tout en poursuivant une trajectoire de désendettement et en maintenant une épargne brute jugée solide. Le budget repose sur une maîtrise des dépenses de fonctionnement et des prévisions de recettes qualifiées de prudentes, alors même que les droits de mutation restent dynamiques, autour de 590 millions d’euros estimés. Aucun impôt départemental supplémentaire n’a été voté, un point central du discours de l’exécutif.

Les priorités affichées concernent en premier lieu la sécurité, avec des investissements emblématiques comme un radar météo de nouvelle génération au Mont Vial, un centre départemental de supervision et le soutien aux services de secours. Les solidarités et la santé constituent l’autre axe fort, avec le développement de l’offre de soins dans les vallées, la rénovation d’EHPAD, la création de places en résidences autonomie, l’ouverture d’une troisième “Maison des 1 000 premiers jours”, ainsi que le soutien aux bénéficiaires du RSA et aux agriculteurs. Charles-Ange Ginesy, président du Département, revendique une ligne de “service public” guidée par un “patriotisme départemental”, censé dépasser les clivages politiques.

Mais ces orientations ont été vivement contestées par l’opposition, qui a rejeté l’ensemble des délibérations budgétaires. Celle-ci dénonce notamment des arbitrages jugés insuffisants sur certains postes clés, un manque de transparence structurelle et une utilisation opportuniste des recettes immobilières. De son côté, l’exécutif fustige une obstruction systématique, qu’il attribue à des postures électoralistes à l’approche des municipales. Un face-à-face qui illustre un climat départemental dégradé, où le vote du budget, au-delà des chiffres, s’est imposé comme un marqueur politique majeur de la fin de mandature.

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