L’épisode Covid, avec un trafic tombé à 4,58 millions de passagers en 2020, l’année noire, avait déjà été effacé l’an dernier pour l’aéroport Nice Côte d’Azur. En 2024, avec 14,8 millions de passagers, le trafic avait pu dépasser pour la première fois le chiffre de 14,5 millions enregistré en 2019, avant la crise sanitaire. Selon les données 2025 dévoilées hier, la remontée s’est poursuivie avec un nouveau record de fréquentation : 15,23 millions de passagers commerciaux, soit une progression de 3,2% par rapport à l’année précédente. (Photo DR : l'A380 d'Emirates de retour à Nice depuis 2024).
La croissance portée par le trafic international
Cette progression du nombre de passagers, précise l’aéroport, s’est faite avec un nombre de mouvement d’avions contenu. Il n’augmente que de 1,9 %, à 163.052 mouvements et témoigne d’une évolution en cours : l’utilisation d’avions de plus grande capacité assortie à de meilleurs taux de remplissage. Un point qui n’est pas anecdotique alors que la contestation sur l’extension du Terminal 2 porte en bonne partie sur une explosion des mouvements d’avions proportionnellement aux augmentations de trafic prévues.
Un autre point est à noter : c’est le trafic international qui a porté la croissance. Il affiche une hausse de 4,7 %, alors que le trafic domestique se stabilise (-0,3 %). Les liaisons long-courriers régulières progressent de 5,8 %, soutenues notamment par l’ouverture d’une route vers Washington à l’été 2025 et d’une nouvelle liaison vers Dakar à l’hiver 2024-2025. En parallèle, l’aviation d’affaires confirme sa vitalité : les plateformes de Nice, Cannes Mandelieu et du Golfe de Saint-Tropez enregistrent une augmentation de 4 % des mouvements, renforçant l’ancrage premium de la destination.
La poursuite du chantier de l'extension du Terminal 2
En 2025, d’autre part, l’aéroport a poursuivi un chantier majeur avec l’extension du Terminal 2. Une première tranche livrée au printemps 2025 a permis la mise en service d’une zone de contrôle des passeports agrandie, d’une salle d’embarquement non-Schengen repensée, de nouveaux commerces et offres de restauration, ainsi qu’un salon VIP rénové.
D’ici la haute saison 2026, la nouvelle darse, six salles d’embarquement et de débarquement supplémentaires, ainsi qu’une salle d’enregistrement dotée d’un système de traitement des bagages modernisé entreront en service. Pour ce chantier, si les actions en justice ne sont pas terminées, le contentieux principal est clos : le permis de l’extension T2 est désormais jugé régulier et les travaux vont pouvoir aller à leur terme.
Un objectif de zéro émission nette
Sur le plan environnemental, l’aéroport a poursuivi ses efforts. En 2025, il devient le premier aéroport français de sa catégorie à obtenir l’Airport Carbon Accreditation niveau 5, le plus exigeant, avec cinq ans d’avance sur son objectif de zéro émission nette. Nice rejoint ainsi le cercle très restreint des 4 % d’aéroports mondiaux atteignant ce niveau, attestant d’une réduction de plus de 90 % des émissions sous contrôle et d’une feuille de route intégrant l’ensemble de la chaîne de valeur.
Sous la pression des associations, une façon de montrer que la progression de son trafic pouvait être poursuivie dans le respect de l'environnement azuréen.