L’aéroport Nice Côte d’Azur aborde l’été 2026 avec une nouvelle montée en puissance de son offre. La plateforme annonce 130 destinations dans 47 pays, soit huit de plus qu’à l’été 2025, et présente ce programme comme le plus vaste de son histoire. Cette croissance confirme la trajectoire d’internationalisation du hub azuréen, avec 112 destinations internationales, dans un contexte où Nice cherche à consolider son rang de deuxième porte d’entrée aérienne française hors Paris et de plateforme de proximité pour une clientèle élargie à l’ensemble de la Côte d’Azur et du nord de l’Italie. (Photo DR : le retrait d'Air France du Nice-Orly risque de faire grincer des dents).
La progression du réseau repose d’abord sur une logique de diversification. Dix nouvelles dessertes font leur apparition dans le programme estival — Billund, Boston, Bratislava, Cagliari, Cork, Funchal, Gdansk, Hanovre, Newcastle et Séville — tandis que Chisinau, Hurghada et Vilnius passent d’un statut hivernal à une présence annuelle. Cinq lignes existantes sont en outre renforcées par de nouveaux opérateurs, parmi lesquelles Birmingham, Bucarest, Bordeaux, Djerba et Paris-Orly. Ce mouvement traduit moins une course au volume qu’un élargissement ciblé du portefeuille de destinations, particulièrement sur l’Europe, avec un mix plus équilibré entre tourisme, affinitaire et déplacements professionnels.
Le long-courrier reste un levier structurant, même si l’approche évolue. Le programme été 2026 compte 15 liaisons long-courriers saisonnières, dont 7 vers les États-Unis, 2 vers le Canada et 6 vers le Moyen-Orient. L’aéroport met notamment en avant Boston parmi les nouveautés. Par rapport à 2025, où l’accent était davantage mis sur l’élargissement du portefeuille transatlantique, la stratégie 2026 semble davantage articulée autour d’un double objectif : sécuriser les grands flux intercontinentaux tout en densifiant le réseau européen, plus contributif en fréquence et en volumes sur l’ensemble de la saison.
L’autre bascule majeure concerne la desserte parisienne, cœur de marché historique pour Nice. Sur Nice-Orly, Transavia France reprend l’axe exploité jusque-là par Air France et prévoit jusqu’à huit vols quotidiens en pointe, tandis qu’easyJet affiche un niveau comparable sur la même liaison. En parallèle, Air France recentre son développement sur Paris-Charles-de-Gaulle.
Nice-Orly : le grand basculement d’Air France à TransaviaÀ partir du 29 mars, le basculement de la liaison Nice-Orly d’Air France vers sa filiale Transavia marque une rupture dans l’offre proposée aux voyageurs azuréens. Jusqu’ici, la desserte entre Nice et Paris reposait sur un équilibre relativement lisible entre Orly et Roissy, avec un service homogène opéré par Air France. Désormais, Orly entre dans une logique plus proche du low cost, avec des prestations de base plus réduites, tandis qu’Air France concentre son développement sur Roissy-Charles-de-Gaulle, dont la fréquence est renforcée. Ce redéploiement modifie donc non seulement la répartition des vols, mais aussi la nature même du service proposé selon l’aéroport parisien choisi. Pour les passagers, les conséquences sont concrètes. Si les billets Transavia peuvent sembler plus attractifs au premier regard, l’ajout de services autrefois inclus ou plus facilement accessibles chez Air France — bagage cabine, choix du siège, embarquement prioritaire, souplesse tarifaire — renchérit rapidement la facture. Autre changement sensible : les avantages dont bénéficiaient de nombreux voyageurs réguliers de la Côte d’Azur, notamment via Flying Blue ou certaines cartes tarifaires, disparaissent sur Orly alors qu’ils subsistent sur Roissy. En clair, Orly devient une offre d’appel plus dépouillée, tandis que Roissy concentre désormais la desserte “premium” ou plus complète. |